Solo pour mai­son aban­don­née

Si­len­ce­Ra­dio, ini­tiée par l’A­te­lier de Créa­tion So­nore Ra­dio­pho­nique (Bruxelles), qui de 2005 à 2012 fut l’une des meilleures ra­dios sur le web (pour nous LA meilleure) car une des plus in­ven­tives, laisse der­rière elle 170 pas­tilles so­nores qu’il ne sera ja­mais trop tard d’é­cou­ter (elles ne sont plus ac­ces­sibles en strea­ming mais tou­jours en té­lé­char­ge­ment). Nous avons déjà ré­gu­liè­re­ment mis en ligne des ar­chives de ce site et au­jourd’­hui c’est le tour de ce Solo pour mai­son aban­don­née d’­Han­na Hart­man. Tout est dans le titre !

Titre : Solo for aban­do­ned house
Au­trice : Han­na Hart­man
Date : Sep­tembre 2011
Du­rée : 4’04′‘
Pro­duc­tion : Si­len­ce­Ra­dio
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Co­quille so­nore

La Co­quille est l’in­ti­tu­lé d’un ate­lier ra­dio­pho­nique créa­tif et lu­dique pro­po­sé par l’ACSR (Ate­lier de Créa­tion So­nore Ra­dio­pho­nique) à Bruxelles. Les par­ti­ci­pants y réa­lisent des pas­tilles so­nores à par­tir d’exercices ba­sés sur des contraintes. Ici nous écou­tons Anne Gui­not avec un tra­vail sur la thé­ma­tique du re­tour.

Titre : Le re­tour
Au­trice : Anne Gui­not
Date : 2017
Du­rée : 1’23′‘
Pro­duc­tion : ACSR
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Un monde entre pa­ren­thèses

Fi­gure ma­jeure de l’art contem­po­rain de­puis la fin des an­nées 60, Pe­ter Downs­brough dé­ve­loppe une œuvre mul­ti­forme – sculp­ture, pho­to­gra­phie, com­mande pu­blique, livres, films… – qui se si­tue dans la conti­nui­té du mi­ni­ma­lisme, au croi­se­ment de l’art concep­tuel et de l’art concret. Le tra­vail de Pe­ter Downs­brough s’articule au­tour du rap­port à l’espace et au lan­gage. Dans And That, col­la­bo­ra­tion avec les mu­si­ciens Xa­vier Garcia-Bardon et Ben­ja­min Frank­lin, Pe­ter Downs­brough livre une œuvre semi-improvisée à par­tir de gui­tares éthé­rées, de syn­thé­ti­seurs, de field re­cor­ding, de trai­te­ments et de voix. In­ter­rup­tions et re­prises, su­per­po­si­tions de mots et de bruits de la ville, ponc­tuent ain­si une mu­sique qui semble émer­ger d’un monde mis entre pa­ren­thèses dont des frag­ments se dé­tachent, sur­gissent, s’ef­facent, ré­ap­pa­raissent.

Titre : And That
Au­teur : Pe­ter Downs­brough
Date : 2009
Du­rée : 31’35’’
Pro­duc­tion : Sub Rosa
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A l’­heure où le temps
s’in­cline

Ac­tive de­puis plus d’une dé­cen­nie dans une dé­marche mu­si­cale d’un mi­ni­ma­lisme ra­di­cal, Sa­rah Hu­ghes joue dans des groupes d’im­pro­vi­sa­tion et a éga­le­ment fon­dé le Set En­semble, un sex­tet dé­voué aux mu­siques contem­po­raines. I love this city and its out­lying lands est une cas­sette pu­bliée par le pe­tit la­bel slo­vaque Map­pa qui do­cu­mente une per­for­mance de l’ar­tiste an­glaise en hom­mage au tra­vail de Fer­nand Lé­ger. Dans cette com­po­si­tion de presque une demi-heure, réa­li­sée avec une ci­thare, un pia­no, un orgue Ham­mond, des sons élec­tro­niques si­nu­soï­daux, des bruits blancs, un cla­ve­cin élec­trique et di­vers ob­jets, la com­po­si­trice semble fi­ger le temps dans un mou­ve­ment pa­ra­doxal qui donne tout d’a­bord la sen­sa­tion d’un corps lé­vi­tant pour al­ler en­suite vers celle d’un corps tan­gible et vi­brant, presque or­ga­nique.

Titre : I love this city and its out­lying lands
Au­trice : Sa­rah Hu­ghes
Date : 2020
Du­rée : 27’
Pro­duc­tion : Map­pa
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La voix se noie

La voix d’une femme ré­pète in­las­sa­ble­ment « Me­di­ter­ra­neo ». D’a­bord claire, elle se fa­tigue im­per­cep­ti­ble­ment dans cette ité­ra­tion sans fin. Elle prend l’eau, fi­nit par se noyer. Cette pièce de l’ar­tiste Anna Rai­mon­do en hom­mage à la mer ber­ceau de la ci­vi­li­sa­tion oc­ci­den­tale qui a fa­çon­né bien des cultures est aus­si, bien en­ten­du, une mé­ta­phore du drame contem­po­rain de la Mé­di­ter­ra­née, des corps qui, par mil­liers, s’y noient conti­nuel­le­ment.

Titre : Me­di­ter­ra­neo
Au­trice : Anna Rai­mon­do
Date : 2014
Du­rée : 5′52″
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Dans l’air du temps

Joyeux et in­fa­ti­gable ac­ti­viste dans le do­maine des arts so­nores, au sens plu­riel du terme, Gilles Ma­la­tray – dont vous pou­vez suivre les dé­marches et les in­té­rêts ar­tis­tiques sur son blog de­sart­son­nants –, poste ré­gu­liè­re­ment sur son mix­cloud des sons is­sus de ses ba­lades au­di­tives. Ici nous écou­tons une créa­tion au­tour du temps, ce­lui qui s’écoule, à par­tir de prises de sons ef­fec­tuées dans la ville du Locle, en Suisse, ca­pi­tale his­to­rique de l’­hor­lo­ge­rie.

Titre : Dans l’air du temps
Au­teur : Gilles Ma­la­tray
Date : 2018
Du­rée : 6’02′‘
Pro­duc­tion : De­sart­son­nants
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65 x 8 se­condes de bruits !

En oc­tobre 2014, un pro­blème sur­vient sur iTunes qui pro­voque la sor­tie de la troi­sième piste du pre­mier al­bum de la pop star Tay­lor Swift. Au cours de la nuit un grand nombre de fans achètent le titre pour le pla­cer au pre­mier rang des charts ca­na­diens sur la pla­te­forme d’Apple. Jus­qu’i­ci rien d’extraordinaire si ce n’est, qu’en rai­son du bogue in­for­ma­tique, la piste mu­si­cale ne conte­nait rien d’autre que 8 se­condes de bruit blanc ! Le producteur-musicien Oli­vier Stum­mer (alias To­mo­roh Hi­da­ri) sé­duit par l’incongruité de ce « tube », lance un ap­pel à contri­bu­tion pour édi­ter une com­pi­la­tion, Swift Noise, com­po­sée uni­que­ment de pistes de 8 se­condes de bruits blancs ; il y en aura 65 au to­tal.

Titre : Swift Noise
Auteurs.trices : Divers.es
Date : 3 mai 2015
Du­rée : 8’66′‘
Pro­duc­tion : Swift Noise
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La colle a de l’âge

Anne Le Tro­ter tra­vaille la langue comme une ma­tière mal­léable. Elle en­re­gistre des pa­roles de la vie quo­ti­dienne qu’elle dé­forme jus­qu’à l’abs­trac­tion. Dans Colle/Collage elle dis­sèque le mot “col­lage” pour en écla­ter le sens et fa­çon­ner – par ré­duc­tion, ex­ten­sion ou dé­pla­ce­ment des syl­labes – une ma­tière so­nore poé­tique.

Titre : Colle/Collage
Au­trice : Anne Le Tro­ter
Date : 2011
Du­rée : 5’30’’
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Par tous les che­mins

Pas­sion­né par les mu­siques pro­ces­suelles et les in­ter­ac­tions entre les sons et leur lieu de dif­fu­sion, l’artiste is­lan­dais Bjar­ni Gun­nars­son tra­vaille ac­tuel­le­ment au­tour de com­po­si­tions al­go­rith­miques gé­né­ra­tives. Dans son al­bum Paths, les sons, tan­tôt gra­nu­leux tan­tôt saillants, gé­nèrent un es­pace au­dio en di­vers plans – ser­rés ou larges, proches ou loin­tains – qui pro­cure à l’écoute des sen­sa­tions aus­si bien d’infini que de claus­tro­pho­bie, de quié­tude comme d’a­gi­ta­tion.

Titre : Paths
Au­teur : Bjar­ni Gun­nars­son
Date : 16 mai 2016
Du­rée : 53’20’’
Pro­duc­tion : Gran­ny Re­cords
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La voix
li­bé­rée

La voix li­bé­rée est le titre d’une ex­po­si­tion au­tour de la poé­sie so­nore conçue par Eric Man­gion (di­rec­teur du Centre d’art de la Vil­la Ar­son) et Pa­tri­zio Pe­ter­li­ni (di­rec­teur de la Fon­da­zione Bo­not­to) qui s’est te­nue au Pa­lais de To­kyo à Pa­ris ce prin­temps 2019. Plus de cinq heures d’é­coute qui nous plongent dans le tra­vail de 75 ar­tistes, d’­hier et d’au­jourd’­hui, qui voient dans l’é­cri­ture par les mots et les sons un exer­cice d’une grande li­berté. Vi­zir Ra­dio a ras­sem­blé ces œuvres (+ une table ronde) dans une play­list mise en ligne.

Titre : La voix li­bé­rée
Auteurs.trices : Divers.es
Date : Di­verses
Du­rée : NC
Pro­duc­tion : Di­vers
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Lea­ving
Je­ru­sa­lem

Une carte pos­tale so­nore de Jé­ru­sa­lem de Char­lotte Rouault et Be­noît Bo­ries. Trois che­mins pos­sibles en par­tant de la vieille ville de Jé­ru­sa­lem. D’un pay­sage so­nore em­preint d’­his­toire et de re­li­gio­si­té, le voya­geur a le choix entre une brasse dans la mer à Tel-Aviv, un pas­sage au check­point de Beth­léem ou une ren­contre avec des ber­gers pa­les­ti­niens sur les terres arides de la val­lée du Jour­dain.

Titre : Lea­ving Je­ru­sa­lem
Au­teurs : Char­lotte Rouault, Be­noît Bo­ries
Date : 9 avril 2014
Du­rée : 7’15’’
Pro­duc­tion : Arte Ra­dio
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Au plus près du so­leil

Miki Yui, ar­tistes ja­po­naise vi­vant à Düs­sel­dorf, dé­ve­loppe un tra­vail dé­li­cat im­pré­gné de ré­fé­rences à la na­ture aus­si bien dans sa mu­sique, ses ins­tal­la­tions so­nores que ses des­sins. Dans Mil­ls, al­bum créé à par­tir d’enregistrements de ter­rain, de syn­thé­ti­seurs, d’oscillateurs so­laires et d’échantillonneurs, elle ci­sèle les sons pour pro­duire une mu­sique abs­traite et éva­nes­cente, au­tant gra­ni­teuse que so­laire.

Titre : Mil­ls
Au­trice : Miki Yui
Date : 1er mai 2018
Du­rée : 37’33’’
Pro­duc­tion : Cus­pe­di­tions
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Ré­siste !

Poe­mOn­Trial est un al­bum paru en 2018 en sou­tien à la poé­tesse pa­les­ti­nienne Da­reen Ta­tour alors condam­née par Is­raël à cinq mois de pri­son pour in­ci­ta­tion à la vio­lence après avoir dif­fu­sé sur You­tube une vi­déo avec son poème Ré­siste, mon peuple, résiste-leur dans le­quel elle aborde les crimes de l’oc­cu­pa­tion et les mar­tyrs pa­les­ti­niens. 28 ar­tistes re­prennent ce poème dans des contri­bu­tions ex­pé­ri­men­tant di­verses ap­proches so­nores.

Titre : Poe­mOn­Trial
Au­trice : Da­reen Ta­tour (poème) + di­vers (mu­siques et in­ter­pré­ta­tions)
Date : 11 no­vembre 2018
Du­rée : 119’35’’
Pro­duc­tion : Da­reen Ta­tour
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À block

Heave To est une com­po­si­tion en trois mou­ve­ments d’Oli­via Block ins­pi­rée de la struc­ture tu­mul­tueuse des tour­billons. Cette œuvre ex­pire dans nos oreilles un souffle conti­nu et ver­ti­gi­neux de sons or­ga­niques, élec­tro­niques et ins­tru­men­taux. Des cordes vi­brantes, grat­tées ou bat­tues des ins­tru­ments aux bat­te­ments des vagues en pas­sant par le sif­fle­ment du vent ou en­core des trai­te­ments élec­troa­cous­tiques, c’est un tor­rent so­nore qui se dé­verse dans nos ca­vi­tés au­di­tives.

Titre : Have To
Au­trice : Oli­via Block
Date : 1er oc­tobre 2006
Du­rée : 35’25’’
Pro­duc­tion : Se­di­men­tal
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Les nains aus­si ont com­men­cé pe­tits !

Avec l’al­bum Run Amok, l’artiste Tom White ap­proche le pay­sage vol­ca­nique de Lan­za­rote, une île es­pa­gnole à l’ouest du Ma­roc, où Wer­ner Her­zog tour­na son film Even Dwarfs Star­ted Small (1971) qui met en scène la ré­bel­lion d’un groupe de nains confi­nés dans une pri­son sur une île. A par­tir d’en­re­gis­tre­ments réa­li­sés sur place, Tom White crée un pay­sage men­tal fait de bruits gra­nu­leux, cra­que­lés, ef­fer­ves­cents… res­ti­tuant par le son l’at­mo­sphère unique et in­sai­sis­sable du film, en grande par­tie due au mys­té­rieux en­vi­ron­ne­ment dans le­quel il a été tour­né.

Titre : Run Amok
Au­teur : Tom White
Date : 17 oc­tobre 2018
Du­rée : 41′16″
Pro­duc­tion : Glis­te­ning Examples
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Le rêve d’un pri­son­nier po­li­tique

Red Bird: A Po­li­ti­cal Prisoner’s de Tre­vor Wi­shart a été com­po­sé entre 1973 et 1977, uti­li­sant les res­sources du stu­dio de l’u­ni­ver­si­té de York. Le com­po­si­teur an­glais y dé­ve­loppe ses re­cherches sur l’in­ter­po­la­tion, par des moyens tech­no­lo­giques, entre la voix hu­maine et les sons na­tu­rels dont le ré­sul­tat n’est pas sans rap­pe­ler une cer­taine poé­sie so­nore. Tre­vor Wi­shart est ac­tif de­puis le dé­but des an­nées 1970 dans le do­maine de la mu­sique élec­troa­cous­tique (d’a­bord avec la ma­ni­pu­la­tion de bandes, plus tard à l’aide d’ou­tils in­for­ma­tiques) et de l’é­cri­ture pour pièces de théâtre mu­si­cal.

Titre : Red Bird: A Po­li­ti­cal Pri­so­ner’s Dream
Au­teur : Tre­vor Wi­shart
Date : 1977
Du­rée : 63’10’’
Pro­duc­tion : Sub Rosa
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L’é­veil du prin­temps

Issu d’une ex­pé­di­tion so­nore dans la ré­gion de Vest­lan­det (Nor­vège) or­ga­ni­sée en 2007 pour six ar­tistes – Chris Wat­son, Na­ta­sha Bar­rett, Bjarne Kvinns­land, Steve Ro­den, Jana Win­de­ren et Marc Beh­rens –  Slep­pet, al­bum de ce der­nier, aborde les pro­ces­sus de trans­for­ma­tion de la na­ture à l’é­veil du prin­temps à tra­vers les sons. Quatre com­po­si­tions qui, à par­tir de sources so­nores or­ga­niques, mi­né­rales, ani­males, vé­gé­tales…, dé­ploient des pay­sages acous­tiques fas­ci­nants.

Titre : Slep­pet
Au­teur : Marc Beh­rens
Date : 28 oc­tobre 2009
Du­rée : 40’48’’
Pro­duc­tion : Cró­ni­ca
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Agro­poé­sie

Com­ment trans­for­mer un ou­til de pro­duc­tion de connais­sance en ou­til de créa­tion poé­tique ? Avec son es­sai so­nore Ara­bi­dop­sis Tha­lia­na, Co­ra­lie Mau­ri­na tente l’expérience dans une com­po­si­tion réa­li­sée à par­tir de sons is­sus de son ins­tal­la­tion Du corps de ta pen­sée ; une œuvre qui in­tègre un pro­gramme dé­ve­lop­pé par l’Ins­ti­tut na­tio­nal de la re­cherche agro­no­mique vi­sant à re­pro­duire gra­phi­que­ment le mou­ve­ment de re­dres­se­ment d’une plante !

Titre : Du corps de ta pen­sée
Au­trice : Co­ra­lie Mau­ri­na
Date : 2016
Du­rée : 5’08’’
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Etant don­nés

Com­po­sé d’Éric et Marc Hur­ta­do, Etant Don­nés est un groupe à part qui dé­borde lar­ge­ment le champ de la mu­sique in­dus­trielle aux­quel on le rat­tache trop fa­ci­le­ment pour s’inscrire dans une sin­gu­la­ri­té ar­tis­tique sans équi­valent. Les deux frères créent, de­puis le dé­but des an­nées 80, une œuvre poé­tique so­nore ra­di­cale qui tire sa grande force de la na­ture à la­quelle ils em­pruntent la plu­part de leurs sons (quatre élé­ments) et à cette prose er­ra­tique que portent leurs voix su­sur­rées. Ma­tin, titre issu de Royaume / Ai­mant + Ai­mant –, ré­édi­tion par le la­bel Pe­nul­ti­mate Press de deux al­bums, pa­rus res­pec­ti­ve­ment chez Touch en 1991 et Dan­ce­te­ria en 1992, est un exemple de cet art.

Titre : Ma­tin
Au­teur : Etant don­nés
Date : 2016
Du­rée : 3’46’’
Pro­duc­tion : Pe­nul­ti­mate Press
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Fatigue-moi

Une pièce so­nore d’Anne-Lise Le Gac réa­li­sée à par­tir d’une ému­la­tion de voix fé­mi­nine de Google Trans­late à qui l’ar­tiste fait énon­cer di­verses in­jonc­tions. Un clin d’œil iro­nique à ces voix stan­dar­di­sées om­ni­pré­sentes “dans” nos ap­pa­reils élec­tro­niques qui, plus que de nous “as­sis­ter” dans notre vie quo­ti­dienne, nous im­posent leur vo­lon­té, condi­tionnent nos pra­tiques, in­fluencent nos actes. Cette créa­tion a été dif­fu­sée dans le cadre de di­verses ex­po­si­tions dans des centres d’art dont Le Ma­ga­sin à Gre­noble, la Vil­la Ar­son à Nice… et est dis­po­nible à l’é­coute sur DUUU Ra­dio.

Titre : Fatigue-moi
Au­trice : Anne-Lise Le Gac
Date : 2014
Du­rée : 5’43
Dif­fu­sion : DUUU Ra­dio
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