Le rêve d’un pri­son­nier po­li­tique

Red Bird: A Po­li­ti­cal Prisoner’s de Tre­vor Wi­shart a été com­po­sé entre 1973 et 1977, uti­li­sant les res­sources du stu­dio de l’université de York. Le com­po­si­teur an­glais y dé­ve­loppe ses re­cherches sur l’interpolation, par des moyens tech­no­lo­giques, entre la voix hu­maine et les sons na­tu­rels dont le ré­sul­tat n’est pas sans rap­pe­ler une cer­taine poé­sie so­nore. Tre­vor Wi­shart est ac­tif de­puis le dé­but des an­nées 1970 dans le do­maine de la mu­sique élec­troa­cous­tique (d’abord avec la ma­ni­pu­la­tion de bandes, plus tard à l’aide d’outils in­for­ma­tiques) et de l’écriture pour pièces de théâtre mu­si­cal.

Titre : Red Bird: A Po­li­ti­cal Prisoner’s Dream
Au­teur : Tre­vor Wi­shart
Date : 1977
Du­rée : 63’10’’
Pro­duc­tion : Sub Rosa
+

L’éveil du prin­temps

Issu d’une ex­pé­di­tion so­nore dans la ré­gion de Vest­lan­det (Nor­vège) or­ga­ni­sée en 2007 pour six ar­tistes – Chris Wat­son, Na­ta­sha Bar­rett, Bjarne Kvinns­land, Steve Ro­den, Jana Win­de­ren et Marc Beh­rens –  Slep­pet, al­bum de ce der­nier, aborde les pro­ces­sus de trans­for­ma­tion de la na­ture à l’éveil du prin­temps à tra­vers les sons. Quatre com­po­si­tions qui, à par­tir de sources so­nores or­ga­niques, mi­né­rales, ani­males, vé­gé­tales…, dé­ploient des pay­sages acous­tiques fas­ci­nants.

Titre : Slep­pet
Au­teur : Marc Beh­rens
Date : 28 oc­tobre 2009
Du­rée : 40’48’’
Pro­duc­tion : Cró­ni­ca
+

Agro­poé­sie

Com­ment trans­for­mer un ou­til de pro­duc­tion de connais­sance en ou­til de créa­tion poé­tique ? Avec son es­sai so­nore Ara­bi­dop­sis Tha­lia­na, Co­ra­lie Mau­ri­na tente l’expérience dans une com­po­si­tion réa­li­sée à par­tir de sons is­sus de son ins­tal­la­tion Du corps de ta pen­sée ; une œuvre qui in­tègre un pro­gramme dé­ve­lop­pé par l’Institut na­tio­nal de la re­cherche agro­no­mique vi­sant à re­pro­duire gra­phi­que­ment le mou­ve­ment de re­dres­se­ment d’une plante !

Titre : Du corps de ta pen­sée
Au­trice : Co­ra­lie Mau­ri­na
Date : 2016
Du­rée : 5’08’’
+

Etant don­nés

Com­po­sé d’Éric et Marc Hur­ta­do, Etant Don­nés est un groupe à part qui dé­borde lar­ge­ment le champ de la mu­sique in­dus­trielle aux­quel on le rat­tache trop fa­ci­le­ment pour s’inscrire dans une sin­gu­la­ri­té ar­tis­tique sans équi­valent. Les deux frères créent, de­puis le dé­but des an­nées 80, une œuvre poé­tique so­nore ra­di­cale qui tire sa grande force de la na­ture à la­quelle ils em­pruntent la plu­part de leurs sons (quatre élé­ments) et à cette prose er­ra­tique que portent leurs voix su­sur­rées. Ma­tin, titre issu de Royaume / Ai­mant + Ai­mant –, ré­édi­tion par le la­bel Pe­nul­ti­mate Press de deux al­bums, pa­rus res­pec­ti­ve­ment chez Touch en 1991 et Dan­ce­te­ria en 1992, est un exemple de cet art.

Titre : Ma­tin
Au­teur : Etant don­nés
Date : 2016
Du­rée : 3’46’’
Pro­duc­tion : Pe­nul­ti­mate Press
+

Fatigue‐moi

Une pièce so­nore d’Anne‐Lise Le Gac réa­li­sée à par­tir d’une ému­la­tion de voix fé­mi­nine de Google Trans­late à qui l’artiste fait énon­cer di­verses in­jonc­tions. Un clin d’œil iro­nique à ces voix stan­dar­di­sées om­ni­pré­sentes “dans” nos ap­pa­reils élec­tro­niques qui, plus que de nous “as­sis­ter” dans notre vie quo­ti­dienne, nous im­posent leur vo­lon­té, condi­tionnent nos pra­tiques, in­fluencent nos actes. Cette créa­tion a été dif­fu­sée dans le cadre de di­verses ex­po­si­tions dans des centres d’art dont Le Ma­ga­sin à Gre­noble, la Vil­la Ar­son à Nice… et est dis­po­nible à l’écoute sur DUUU Ra­dio.

Titre : Fatigue‐moi
Au­trice : Anne‐Lise Le Gac
Date : 2014
Du­rée : 5’43
Dif­fu­sion : DUUU Ra­dio
+

Beau comme un son
ré­trac­tile

Beau comme… la ré­trac­ti­li­té des serres des oi­seaux ra­paces ; ou en­core, comme l’incertitude des mou­ve­ments mus­cu­laires dans les plaies des par­ties molles de la ré­gion cer­vi­cale pos­té­rieure ; et sur­tout, comme la ren­contre for­tuite sur une table de dis­sec­tion d’une ma­chine à coudre et d’un pa­ra­pluie ! Pro­ba­ble­ment aurez‐vous re­con­nu dans ces vers le sixième des Chants de Mal­do­ror, poème fé­roce et sur­réa­liste écrit par le comte de Lau­tréa­mont en 1869, avec le­quel le com­po­si­teur An­ton Mo­bin entre en dia­logue à tra­vers son art des sons. Une pro­duc­tion d’Arte Ra­dio.

Titre : Beau comme
Au­teur : An­ton Mo­bin
Date : 11 oc­tobre 2010
Du­rée : 4′09″
Pro­duc­tion : Arte Ra­dio
+

Tra­duc­tions so­nores

De­puis 2010, Sé­bas­tien Roux tra­vaille sur un concept de “tra­duc­tion” qui consiste à uti­li­ser une pièce du ré­per­toire (pein­ture, mu­sique, texte) comme une par­ti­tion pour une nou­velle pièce. Nous écou­tons ici deux créa­tions réunies par France Culture dans un Ate­lier de la créa­tion.

Dans Nou­velle, d’après La Lé­gende de St Ju­lien l’Hospitalier de Gus­tave Flau­bert, l’artiste a tra­vaillé à par­tir des phrases du texte qui dé­crivent des si­tua­tions so­nores ou qui contiennent des dia­logues pour créer des sons qu’il a en­suite agen­cés en fonc­tion de leur po­si­tion dans le texte. Un hör­spiel à l’atmosphère sur­na­tu­relle.

In­evi­table Mu­sic est une tra­duc­tion so­nore des Wall dra­wings de Sol Le­witt. Les com­bi­nai­sons sé­rielles qui or­ga­nisent les formes géo­mé­triques à l’origine des œuvres de l’artiste ont été tra­duites en consignes in­ter­pré­tées par des mu­si­ciens pour faire « en­tendre les des­sins ».

Titre : Nou­velle + In­evi­table Mu­sic
Au­teur : Sé­bas­tien Roux
Date : 9 avril 2013
Du­rée : 59′
Pro­duc­tion : Ate­lier de la créa­tion / France Culture
+

Temps
im­mo­bile

Em­prun­tant son titre à un poème de T. S. Eliot, At The Still Point Of The Tur­ning World, de Joa­na Gama et Luís Fer­nandes, est la ré­ponse à une com­mande du West­way Lab Fes­ti­val de la ville de Gui­marães, au Por­tu­gal, en forme de dia­logue entre l’orchestre mu­ni­ci­pal et un ins­tru­men­ta­rium élec­tro­nique. Les six pièces de cet al­bum jouent sur les qua­li­tés tim­brales de ces deux types de lu­the­ries pour les faire en­trer en ré­so­nance. Des pièces éti­rées dans le temps qui, du poème, rendent ce sen­ti­ment de temps sus­pen­du entre pas­sé, pré­sent et ave­nir.

Titre : At The Still Point Of The Tur­ning World
Au­teurs : Joa­na Gama, Luís Fer­nandes
Date : 6 avril 2018
Du­rée : 36’38’’
Pro­duc­tion : Room40
+

Som­meil
pa­ra­doxal

Œuvre lau­réate du concours in­ter­na­tio­nal de créa­tion ra­dio­pho­nique Pho­nur­gia Nova 2018, dans la ca­té­go­rie art so­nore, Som­meil pa­ra­doxal est une conti­nua­tion du geste amor­cé en 2017 par l’auteur, Ju­lien Sar­ti, et des amis col­lec­tion­neurs avec le livre‐disque Le disque qui parle : un ca­bi­net de cu­rio­si­tés so­nores qui ras­sem­blait des en­re­gis­tre­ments aus­si bien édu­ca­tifs que pu­bli­ci­taires, co­quins ou éso­té­riques, de pro­pa­gande ou mé­di­caux, etc. A par­tir de cette ma­tière, l’artiste a créé une hal­lu­ci­na­tion noc­turne ra­dio­pho­nique.

Titre : Som­meil pa­ra­doxal
Au­teur : Ju­lien Sar­ti
Date : 2018
Du­rée : 20’ (œuvre in­té­grale 67′)
+

Pièces
ma­gné­tiques

Gui­ta­riste et mu­si­cien ex­pé­ri­men­tal, Giu­seppe Ie­la­si tra­vaille de­puis de nom­breuses an­nées dans le do­maine de la mu­sique im­pro­vi­sée. Après de nom­breuses col­la­bo­ra­tions, il s’intéresse, de­puis une ving­taine d’années, à la per­for­mance en solo en uti­li­sant la gui­tare comme source so­nore pre­mière mais aus­si des mi­cro­phones et des dis­po­si­tifs de haut‐parleurs en mul­ti­ca­nal afin de créer des ré­seaux com­plexes de dif­fu­sion en re­la­tion avec l’espace. Ici nous écou­tons 15 courtes pièces pour bande ma­gné­tique.

Titre : 15moretapes
Au­teur : Giu­seppe Ie­la­si
Date : 2 avril 2014
Du­rée : 21’21
Pro­duc­tion : Se­nu­fo Edi­tions
+

7 poèmes et quelques acou­phènes

De­puis le dé­but des an­nées 1980, Hsia Yu, fi­gure ma­jeure de la lit­té­ra­ture taï­wa­naise contem­po­raine, ex­pé­ri­mente une poé­sie dans la­quelle elle mé­lange les langues, leurs so­no­ri­tés et leurs gram­maires, et ar­rache constam­ment les mots à leurs si­gni­fi­ca­tions pré­éta­blies pour en ré­vé­ler de nou­velles po­ten­tia­li­tés. Sa ren­contre avec Yan Jun, mu­si­cien et poète basé à Bei­jing, a don­né lieu, en 2016, à l’album 7 Poems and Some Tin­ni­tus. Hsia Yu y dé­pose sa voix, dé­ta­chée de tout ef­fet et de tout af­fect, sur un en­vi­ron­ne­ment so­nore âpre et ten­du pro­duit par son aco­lyte à par­tir d’objets et d’enregistrements de ter­rain ef­fec­tués dans di­verses villes de Chine et d’Europe. Si le sens de cette poé­sie échap­pe­ra à celles et ceux d’entre nous qui ne maî­trisent pas le man­da­rin, il nous res­te­ra mal­gré tout – et ce n’est pas peu – le plai­sir de la so­no­ri­té et du mys­tère d’une langue.

Titre : 7 Poems and Some Tin­ni­tus
Au­teurs : Hsia Yu, Yan Jun
Date : 14 mars 2016
Du­rée : 44’38’’
Pro­duc­tion : Sub Jam
+

Avec ce qui reste

He­le­na Gough, com­po­si­trice d’origine an­glaise, tra­vaille à par­tir de la cap­ta­tion et de la ma­ni­pu­la­tion de ma­té­riaux so­nores is­sus du monde réel dont elle ex­plore les pro­prié­tés abs­traites. Dans With what re­main, son pre­mier al­bum, paru sur le la­bel Entr’acte, les corps so­nores s’étirent, s’effritent, coulent, gra­nulent et s’agglomèrent pour for­mer une ma­tière mu­si­cale com­po­site et in­tri­gante.

Titre : With what re­main
Au­trice : He­le­na Gough
Date : 2007
Du­rée : 54′05″
Pro­duc­tion : Entr’acte
+

Nous par­tîmes 500…

RR­Re­cords a été, au dé­but des an­nées 1980, le pre­mier la­bel amé­ri­cain à pu­blier spé­ci­fi­que­ment de la mu­sique brui­tiste. De­puis, ses ex­pé­ri­men­ta­tions touchent au­tant à la mu­sique elle‐même qu’aux sup­ports sur les­quels elle est fixée. 500 Lo­cked Grooves est un vi­nyle qui aligne, sur ses deux faces, 500 sillons fer­més conte­nant cha­cun une boucle mu­si­cale d’environ 2 se­condes. Des sons pro­duits par 500 groupes ou ar­tistes, donc, par­mi les plus an­ti­con­for­mistes de la pla­nète ; de Dis­sec­ting Table à So­nic Youth, en pas­sant par Aube, Ter­ry Ri­ley, Mar­cus Schmi­ck­ler, etc. Le cha­lenge pour l’auditeur sera d’arriver à ba­la­der le sa­phir de sa pla­tine sur toutes les plages du disque sans en sau­ter une ! Nous n’aurons pas cette peine grâce aux fi­chiers nu­mé­ri­sés par un fan qui a ten­té l’expérience (mer­ci à lui !) et que le site ubuweb.com a mis en ligne.


Boucles de 1 à 15, 1′29″


Boucles de 16 à 250, 12′27″


Boucles de 251 à 376, 8′32″


Boucles de 376 à 500, 7′41″

Titre : 500 Lo­cked Grooves
Au­teurs : di­vers
Date : 1998
Du­rée : 29′29″
Pro­duc­tion : RR­Re­cords
+

Mar­ker du sou­ve­nir

Dots Per Image (ici la pre­mière par­tie), est un tra­vail de l’artiste plu­ri­dis­ci­pli­naire Rai­nier Le­ri­co­lais à par­tir de la ques­tion de la mé­moire. Une mise en re­la­tion entre celle qu’il en­tre­tient avec l’œuvre du ci­néaste Chris Mar­ker – avec pour point de dé­part son livre Le Dé­pays, paru en 1982 – et celle de ses nom­breux voyages au Ja­pon. Ac­com­pa­gné par les voix (fran­çaise) d’Etienne San­drin et (ja­po­naise) de Lili Kim, ain­si que d’amis mu­si­ciens (Pierre‐Yves Macé, Si­mon Fi­sher Tur­ner, Da­niel Pa­beuf, Da­vid San­son, Geof­froy Mon­tel), ci­néastes (Da­niel­la Mar­xer) ou plas­ti­ciens (Mi­chel Au­bry), l’artiste nous en­traîne dans une belle di­va­ga­tion mu­si­cale et poé­tique.

Titre : Dots Per Image — Part 1
Au­teur : Rai­nier Le­ri­co­lais
Date : 18 no­vembre 2013
Du­rée : 8′19″
Pro­duc­tion : Bro­co­li
+

Amour in­con­di­tion­nel

Mu­si­cien et poète basé à Pé­kin, Yan Jun tra­vaille à par­tir d’enregistrements de ter­rain, de sons élec­tro­niques, de la voix, etc. Un­con­di­tio­nal Love est ca­rac­té­ris­tique de ses re­cherches au­tour des ef­fets psycho‐acoustiques pro­duits par la to­na­li­té et la hau­teur des sons. Dans les deux com­po­si­tions de cet al­bum, il joue avec les li­mites de l’audible et de nos ca­pa­ci­tés au­di­tives. Tan­tôt les sons s’affirment en ve­nant ef­fron­té­ment sif­fler des fré­quences stri­dentes à nos oreilles ou en tra­ver­sant notre corps d’ondes abys­sales, tan­tôt ils se cachent, des­cen­dant dans les infra‐graves ou se per­chant dans les ul­tra­sons, nous obli­geant alors à tendre l’oreille pour sai­sir les plus minces in­dices so­nores.

Titre : Un­con­di­tio­nal Love
Au­teur : Yan Jun
Date : Juin 2018
Du­rée : 51′12″
Pro­duc­tion : Room40
+

Bande à part

A l’invitation du la­bel Map­pa, spé­cia­li­sé dans l’édition de cas­settes, l’artiste so­nore bri­tan­nique Si­mon Whe­tham a com­po­sé six titres pour et à par­tir de ce sup­port. Tra­vaillant par bou­clage, frot­te­ment, ro­ta­tion, al­té­ra­tion de la bande, il joue aus­si bien sur les pos­si­bi­li­tés mé­ca­niques que ma­gné­tiques de ce sup­port, uti­li­sant les ar­te­facts so­nores ré­sul­tant de ses ma­ni­pu­la­tions comme le ma­té­riau sen­sible de son tra­vail.

Titre : Open and Clo­sed Circles 
Au­teur : Si­mon Whe­tham
Date : 28 mars 2018
Du­rée : 39′56″
Pro­duc­tion : Map­pa
+

An­tho­zoa

Avec cette com­po­si­tion, l’artiste aus­tra­lien Da­niel Blin­khorn a vou­lu re­trans­crire en sen­sa­tions so­nores ce que lui ins­pirent les struc­tures den­te­lées et com­plexes des ré­cifs co­ral­liens. A par­tir de deux sources au­dio, celle d’un pia­no pré­pa­ré et celle d’enregistrements de co­raux, il crée une ma­tière mu­si­cale pleine d’aspérités gra­nu­leuses et tran­chantes.

Titre : An­tho­zoa 
Au­teur : Da­niel Blin­khorn
Date : 2015
Du­rée : 11′32″
Pro­duc­tion : NFSA
+

Ri­tua­li­té ratio­nnelle

Dia­tribe, duo ge­ne­vois com­po­sé de l’expérimentateur so­nore D’incise et du per­cus­sion­niste Cy­ril Bon­di, ex­plore le concept dit de ri­tua­li­té ra­tion­nelle. Une mu­sique ré­pé­ti­tive à base d’instruments per­cus­sifs, et aux ac­cents ri­tuels donc, qui se dé­ploie dans la du­rée d’un temps in­tros­pec­tif, en ar­ti­cu­lant de sub­tiles va­ria­tions, et nous em­porte avec elle dans une mé­di­ta­tion… ra­tion­nelle.

Titre : Sis­tere
Au­teur : Dia­tribe
Date : 15 mars 2017
Du­rée : 46′28″
Pro­duc­tion : Map­pa
+

Lis­bon Sto­ry

Nous re­trou­vons dans nos pages Mark Ver­non, ici avec le pre­mier vo­lume de sa sé­rie Au­dio Ar­chaeo­lo­gy consa­crée à l’exploration d’une ville à tra­vers sa mé­moire so­nore. Dans ce vo­let dé­dié à Lis­bonne, l’auteur com­bine des sons d’aujourd’hui, at­tra­pés au vol dans la ville, et des en­re­gis­tre­ments d’hier fixés sur des bandes ma­gné­tiques qu’il s’est pro­cu­rées sur des mar­chés aux puces lis­boètes : des ins­tan­ta­nés au­dio d’inconnus – une per­sonne qui at­tend une voi­ture à l’aéroport, un en­fant qui chante, une mu­sique pri­sée, un mes­sage té­lé­pho­nique, des tests de voix avec un ma­gné­to­phone, etc. – qui agissent comme la mé­moire sub­jec­tive et sen­sible d’une ville. L’artiste ca­na­dien ar­ti­cule ain­si sons du pas­sé ou du pré­sent, in­times ou pu­blics, proches ou loin­tains, graves ou lu­diques pour don­ner forme à une œuvre qui se ré­vèle d’une étrange fa­mi­lia­ri­té, comme s’il s’agissait de notre propre al­bum de fa­mille au­dio.

Titre : Lend an ear, leave a word — Au­dio Ar­chaeo­lo­gy se­ries Vol​.​1: Lis­bon
Au­teur : Mark Ver­non
Date : 9 jan­vier 2016
Du­rée : 41′13″
+

Quel too­pet !

Mu­si­cien, cu­ra­teur, cri­tique et écri­vain an­glais, Da­vid Toop ap­proche la mu­sique par tous les biais. Son tra­vail s’inscrit dans une tra­di­tion de l’expérimentation, aus­si bien des formes d’écriture (élec­tro­nique, élec­troa­cous­tique…) que des sup­ports de tra­vail (CD, spec­tacles, ex­po­si­tions, films…) ain­si que des pra­tiques col­la­bo­ra­tives, avec d’autres mu­si­ciens (Brian Eno, John Zorn, Jon Has­sell, De­rek Bai­ley, Evan Par­ker, etc.), des au­teurs (Jeff Noon…), réa­li­sa­teurs (Jae‐Eun Choi…), dan­seurs (Mit­su­ta­ka Ishii…), plas­ti­ciens (John La­tham), etc. L’album que nous écou­tons ici, paru chez Room40, est im­pré­gné des di­verses in­fluences mu­si­cales et cultu­relles du com­po­si­teur : entre Oc­ci­dent et Extrême‐Orient, na­ture et ci­vi­li­sa­tion, ins­tru­ments et ob­jets, âpre­té et sé­ré­ni­té…

Titre : En­ti­ties Iner­tias Faint Beings
Au­teur : Da­vid Toop
Date : 24 juin 2016
Du­rée : 36′42″
Pro­duc­tion : Room40
+