Un monde entre parenthèses

Fi­gure ma­jeure de l’art contem­po­rain de­puis la fin des an­nées 60, Pe­ter Downs­brough dé­ve­loppe une œuvre mul­ti­forme – sculp­ture, pho­to­gra­phie, com­mande pu­blique, livres, films… – qui se si­tue dans la conti­nui­té du mi­ni­ma­lisme, au croi­se­ment de l’art concep­tuel et de l’art concret. Le tra­vail de Pe­ter Downs­brough s’articule au­tour du rap­port à l’espace et au lan­gage. Dans And That, col­la­bo­ra­tion avec les mu­si­ciens Xa­vier Garcia-Bardon et Ben­ja­min Frank­lin, Pe­ter Downs­brough livre une œuvre semi-improvisée à par­tir de gui­tares éthé­rées, de syn­thé­ti­seurs, de field re­cor­ding, de trai­te­ments et de voix. In­ter­rup­tions et re­prises, su­per­po­si­tions de mots et de bruits de la ville, ponc­tuent ain­si une mu­sique qui semble émer­ger d’un monde mis entre pa­ren­thèses dont des frag­ments se dé­tachent, sur­gissent, s’ef­facent, réapparaissent. 

Titre : And That
Au­teur : Pe­ter Downs­brough
Date : 2009
Du­rée : 31’35’’
Pro­duc­tion : Sub Rosa
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Ré­siste !

Poe­mOn­Trial est un al­bum paru en 2018 en sou­tien à la poé­tesse pa­les­ti­nienne Da­reen Ta­tour alors condam­née par Is­raël à cinq mois de pri­son pour in­ci­ta­tion à la vio­lence après avoir dif­fu­sé sur You­tube une vi­déo avec son poème Ré­siste, mon peuple, résiste-leur dans le­quel elle aborde les crimes de l’oc­cu­pa­tion et les mar­tyrs pa­les­ti­niens. 28 ar­tistes re­prennent ce poème dans des contri­bu­tions ex­pé­ri­men­tant di­verses ap­proches sonores.

Titre : Poe­mOn­Trial
Au­trice : Da­reen Ta­tour (poème) + di­vers (mu­siques et in­ter­pré­ta­tions)
Date : 11 no­vembre 2018
Du­rée : 119’35’’
Pro­duc­tion : Da­reen Ta­tour
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Le rêve d’un pri­son­nier politique

Red Bird: A Po­li­ti­cal Prisoner’s de Tre­vor Wi­shart a été com­po­sé entre 1973 et 1977, uti­li­sant les res­sources du stu­dio de l’u­ni­ver­si­té de York. Le com­po­si­teur an­glais y dé­ve­loppe ses re­cherches sur l’in­ter­po­la­tion, par des moyens tech­no­lo­giques, entre la voix hu­maine et les sons na­tu­rels dont le ré­sul­tat n’est pas sans rap­pe­ler une cer­taine poé­sie so­nore. Tre­vor Wi­shart est ac­tif de­puis le dé­but des an­nées 1970 dans le do­maine de la mu­sique élec­troa­cous­tique (d’a­bord avec la ma­ni­pu­la­tion de bandes, plus tard à l’aide d’ou­tils in­for­ma­tiques) et de l’é­cri­ture pour pièces de théâtre musical.

Titre : Red Bird: A Po­li­ti­cal Pri­so­ner’s Dream
Au­teur : Tre­vor Wishart
Date : 1977
Du­rée : 63’10’’
Pro­duc­tion : Sub Rosa
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Beau comme un son
ré­trac­tile

Beau comme… la ré­trac­ti­li­té des serres des oi­seaux ra­paces ; ou en­core, comme l’incertitude des mou­ve­ments mus­cu­laires dans les plaies des par­ties molles de la ré­gion cer­vi­cale pos­té­rieure ; et sur­tout, comme la ren­contre for­tuite sur une table de dis­sec­tion d’une ma­chine à coudre et d’un pa­ra­pluie ! Pro­ba­ble­ment aurez-vous re­con­nu dans ces vers le sixième des Chants de Mal­do­ror, poème fé­roce et sur­réa­liste écrit par le comte de Lau­tréa­mont en 1869, avec le­quel le com­po­si­teur An­ton Mo­bin entre en dia­logue à tra­vers son art des sons. Une pro­duc­tion d’Arte Radio.

Titre : Beau comme
Au­teur : An­ton Mobin
Date : 11 oc­tobre 2010
Du­rée : 4′09″
Pro­duc­tion : Arte Radio
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Tra­duc­tions sonores

De­puis 2010, Sé­bas­tien Roux tra­vaille sur un concept de “tra­duc­tion” qui consiste à uti­li­ser une pièce du ré­per­toire (pein­ture, mu­sique, texte) comme une par­ti­tion pour une nou­velle pièce. Nous écou­tons ici deux créa­tions réunies par France Culture dans un Ate­lier de la création.

Dans Nou­velle, d’a­près La Lé­gende de St Ju­lien l’­Hos­pi­ta­lier de Gus­tave Flau­bert, l’artiste a tra­vaillé à par­tir des phrases du texte qui dé­crivent des si­tua­tions so­nores ou qui contiennent des dia­logues pour créer des sons qu’il a en­suite agen­cés en fonc­tion de leur po­si­tion dans le texte. Un hör­spiel à l’at­mo­sphère surnaturelle.

In­evi­table Mu­sic est une tra­duc­tion so­nore des Wall dra­wings de Sol Le­witt. Les com­bi­nai­sons sé­rielles qui or­ga­nisent les formes géo­mé­triques à l’o­ri­gine des œuvres de l’artiste ont été tra­duites en consignes in­ter­pré­tées par des mu­si­ciens pour faire « en­tendre les dessins ».

Titre : Nou­velle + In­evi­table Music
Au­teur : Sé­bas­tien Roux
Date : 9 avril 2013
Du­rée : 59′
Pro­duc­tion : Ate­lier de la créa­tion / France Culture
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Som­meil
pa­ra­doxal

Œuvre lau­réate du concours in­ter­na­tio­nal de créa­tion ra­dio­pho­nique Pho­nur­gia Nova 2018, dans la ca­té­go­rie art so­nore, Som­meil pa­ra­doxal est une conti­nua­tion du geste amor­cé en 2017 par l’auteur, Ju­lien Sar­ti, et des amis col­lec­tion­neurs avec le livre-disque Le disque qui parle : un ca­bi­net de cu­rio­si­tés so­nores qui ras­sem­blait des en­re­gis­tre­ments aus­si bien édu­ca­tifs que pu­bli­ci­taires, co­quins ou éso­té­riques, de pro­pa­gande ou mé­di­caux, etc. A par­tir de cette ma­tière, l’artiste a créé une hal­lu­ci­na­tion noc­turne radiophonique.

Titre : Som­meil paradoxal
Au­teur : Ju­lien Sarti
Date : 2018
Du­rée : 20’ (œuvre in­té­grale 67′)
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Mar­ker du souvenir

Dots Per Image (ici la pre­mière par­tie), est un tra­vail de l’ar­tiste plu­ri­dis­ci­pli­naire Rai­nier Le­ri­co­lais à par­tir de la ques­tion de la mé­moire. Une mise en re­la­tion entre celle qu’il en­tre­tient avec l’œuvre du ci­néaste Chris Mar­ker – avec pour point de dé­part son livre Le Dé­pays, paru en 1982 – et celle de ses nom­breux voyages au Ja­pon. Ac­com­pa­gné par les voix (fran­çaise) d’Etienne San­drin et (ja­po­naise) de Lili Kim, ain­si que d’amis mu­si­ciens (Pierre-Yves Macé, Si­mon Fi­sher Tur­ner, Da­niel Pa­beuf, Da­vid San­son, Geof­froy Mon­tel), ci­néastes (Da­niel­la Mar­xer) ou plas­ti­ciens (Mi­chel Au­bry), l’artiste nous en­traîne dans une belle di­va­ga­tion mu­si­cale et poétique.

Titre : Dots Per Image — Part 1
Au­teur : Rai­nier Lericolais
Date : 18 no­vembre 2013
Du­rée : 8′19″
Pro­duc­tion : Brocoli
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Lis­bon Story

Nous re­trou­vons dans nos pages Mark Ver­non, ici avec le pre­mier vo­lume de sa sé­rie Au­dio Ar­chaeo­lo­gy consa­crée à l’ex­plo­ra­tion d’une ville à tra­vers sa mé­moire so­nore. Dans ce vo­let dé­dié à Lis­bonne, l’auteur com­bine des sons d’aujourd’hui, at­tra­pés au vol dans la ville, et des en­re­gis­tre­ments d’hier fixés sur des bandes ma­gné­tiques qu’il s’est pro­cu­rées sur des mar­chés aux puces lis­boètes : des ins­tan­ta­nés au­dio d’inconnus – une per­sonne qui at­tend une voi­ture à l’aéroport, un en­fant qui chante, une mu­sique pri­sée, un mes­sage té­lé­pho­nique, des tests de voix avec un ma­gné­to­phone, etc. – qui agissent comme la mé­moire sub­jec­tive et sen­sible d’une ville. L’artiste ca­na­dien ar­ti­cule ain­si sons du pas­sé ou du pré­sent, in­times ou pu­blics, proches ou loin­tains, graves ou lu­diques pour don­ner forme à une œuvre qui se ré­vèle d’une étrange fa­mi­lia­ri­té, comme s’il s’agissait de notre propre al­bum de fa­mille audio.

Titre : Lend an ear, leave a word — Au­dio Ar­chaeo­lo­gy se­ries Vol​.​1: Lisbon
Au­teur : Mark Ver­non
Date : 9 jan­vier 2016
Du­rée : 41′13″
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Les Pas­sa­gers

Les Pas­sa­gers est une com­po­si­tion d’Emi­lie Mous­set – pre­neuse de son, créa­trice so­nore et dra­ma­turge – ar­ti­cu­lée au­tour de la no­tion de pas­sage, avec en toile de fond la pré­sence ob­sé­dante des camps de la mort. Elle est un hom­mage à un res­capé des camps d’Auschwitz, An­dré Ber­ko­ver, qui conti­nue à té­moi­gner, et avec le­quel l’ar­tiste a ef­fec­tué plu­sieurs voyages en Po­logne. Cette pièce acous­ma­tique a été réa­li­sée avec des prises de sons ef­fec­tuées à Tou­louse, en Po­logne et en Roumanie.

Titre : Les Pas­sa­gers
Au­trice : Emi­lie Mousset
Date : 2014
Du­rée : 8′43″
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Whisssh

60 Se­condes Ra­dio est un concours in­ter­na­tio­nal d’art ra­dio­pho­nique or­ga­ni­sé an­nuel­le­ment par des pro­fes­sion­nels des ondes et du son ca­na­diens qui ré­com­pense des œuvres courtes – de 60 se­condes, vous l’aurez com­pris ! – dans des formes d’ex­pres­sion très va­riées avec pour prin­ci­pal cri­tère de sé­lec­tion l’inventivité. Nous dif­fu­se­rons de temps à temps des pièces pré­sen­tées dans le cadre de ce concours, qu’elles en aient été lau­réates ou non, comme ce Whisssh du com­po­si­teur chi­lien Fe­de­ri­co Schu­ma­cher Rat­ti.

Titre : Whisssh
Au­teur : Fe­de­ri­co Schu­ma­cher Ratti
Date : Mai 2018
Du­rée : 1′
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Vous avez dit bizarre ?

Dif­fi­cile, en par­lant de cu­rio­si­tés mu­si­cales, de ne pas abor­der dans nos pages le tra­vail de ce­lui qui a fait du bi­zarre et de l’insolite son cré­do ar­tis­tique. Je veux par­ler de Mon­sieur Ste­ven Sta­ple­ton alias Nurse With Wound, pro­jet à géo­mé­trie va­riable dont il est l’âme. Hé­ri­tier aus­si bien de la mu­sique concrète des an­nées 50 que du rock psy­ché­dé­lique des se­ven­ties, éle­vé au grain in­dus­triel et en par­cours libre, il fait, dans son œuvre plé­tho­rique com­men­cée il y a main­te­nant 40 ans !, la syn­thèse de toutes les dé­marches ex­pé­ri­men­tales qui ont ir­ri­gué la mu­sique du ving­tième siècle dans un geste qui pro­duit un son to­ta­le­ment in­clas­sable. Pour preuve cette pe­tite com­pi­la­tion de 5 titres.

Titre : Crea­ki­ness
Au­teur : Nurse With Wound
Date : 20 fé­vrier 2012
Du­rée : 53′15″
Pro­duc­tion : Jna­na Records
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La voix mobile

De­puis plus de 25 ans, Do­mi­nique Pe­tit­gand bâ­tit une œuvre sin­gu­lière et fas­ci­nante à par­tir d’en­re­gis­tre­ments de pa­roles in­times de gens qu’à tra­vers le mon­tage il dé­cons­truit, éclate et pro­jette dans l’es­pace, aus­si bien men­tal que so­nore. Dans ses com­po­si­tions, la ré­pé­ti­tion, le flot­te­ment des iden­ti­tés, des lieux et des struc­tures tem­po­relles évoquent le mou­ve­ment même de la construc­tion et de la dé­fec­tion d’une mémoire.
La voix mo­bile est une créa­tion en stu­dio réa­li­sée à par­tir d’ins­tal­la­tions so­nores de l’ar­tiste qui re­prend l’ar­ti­cu­la­tion de son écri­ture ponc­tuée par un en­tre­tien avec Irène Omé­lia­nen­ko. C’est aus­si, pour celles et ceux qui ne connaî­traient pas son tra­vail, un très bon moyen de l’approcher.
N.B. : à écou­ter au casque pour pro­fi­ter du son binaural.

Titre : La voix mo­bileAu­teur : Do­mi­nique Pe­tit­gandRéa­li­sa­trice : Na­tha­lie Salles
Date : 1er mars 2018
Du­rée : 60′
Pro­duc­tion : Ate­lier de Créa­tion Ra­dio­pho­nique / France Culture
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(in­quié­tant) Voyage en Italie

Une carte pos­tale so­nore d’I­ta­lie de Da­mien Ma­gnette qui, loin des cli­chés, nous en­traîne dans un pay­sage qui semble plus in­quié­tant qu’idyllique.

N.B. : l’ac­cès à ce son né­ces­site la pré­sence d’A­dobe Flash Player sur votre ap­pa­reil (sys­tème IOS non équi­pé par défaut).

Titre : Gree­tings from Italy
Au­teur : Da­mien Magnette
Date : Sep­tembre 2008
Du­rée : 4’12
Pro­duc­tion : Si­lence Radio
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Sans mer­cy

Em­ma­nuelle Gi­bel­lo dé­ve­loppe une pra­tique ar­tis­tique qui em­prunte à la fois aux arts vi­suels et à la mu­sique élec­tro­nique. Très in­fluen­cée par les nou­velles tech­no­lo­gies, elle in­vente ses propres dis­po­si­tifs mu­si­caux à par­tir de ca­mé­ras, de cap­teurs, de mi­cros mo­di­fiés, etc., avec les­quels elle ex­plore et ma­ni­pule des sources so­nores pro­ve­nant de mi­lieux na­tu­rels comme de mi­lieux ur­bains, de son quo­ti­dien comme de ses voyages. Dans ses tra­vaux, éga­le­ment très im­pré­gnés de lit­té­ra­ture, elle in­ter­roge les rap­ports entre sons, images, pay­sages so­nores et sou­ve­nirs. Dans Se­cret Mer­cy, elle dé­ve­loppe une nar­ra­tion double – à l’ins­tar du ro­man d’­Ha­ru­ki Mu­ra­ka­mi, La Fin des temps, dont elle s’ins­pire –, à par­tir de sons en­re­gis­trés sur le ter­rain en France, en Co­rée, au Ja­pon, au Laos et au Ca­na­da ain­si que les voix de di­vers protagonistes.

Titre : Se­cret Mercy
Au­trice : Em­ma­nuelle Gibello
Date : 13 avril 2013
Du­rée : 65′35″
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Burn out

Burn out (Tom­beau de moi​—​même) est une pièce de poé­sie ra­dio­pho­nique de Da­vid San­son et Rai­nier Le­ri­co­lais dif­fu­sée le 1er avril 2016 à la Fon­da­tion Louis Vuit­ton (Pa­ris) dans le cadre du pro­jet RADIO conçu par Anne-James Cha­ton. La contrainte qui pré­si­dait à l’é­cri­ture de cette pièce était d’y in­té­grer une ex­pres­sion de langue étran­gère en­trée dans le lan­gage cou­rant – en l’occurrence : burn out.

Titre : Burn out (Tom­beau de moi​—​même)
Au­teur : Da­vid San­son, Rai­nier Lericolais
Date : 1er avril 2016
Du­rée : 20’20
Pro­duc­tion : Fon­da­tion Louis Vuitton
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C’est le weekend !

Wo­che­nende (Wee­kend en al­le­mand) est un “film aveugle” que le réa­li­sa­teur de ci­né­ma abs­trait Wal­ter Rutt­mann réa­li­sa en 1930 en ré­ac­tion à l’usage re­don­dant du son dans le ci­né­ma par­lant. Cette pièce est fon­da­trice de l’es­thé­tique du Hör­spiel qui se veut comme un “jeu pour l’o­reille”. Wo­che­nende re­flète la tran­si­tion d’une jour­née de tra­vail (bruits de ma­chines, va­carme de la rue, am­biance de bu­reau…) au di­manche fé­rié (messe, na­ture, fa­mille, fan­fare…) et la las­si­tude de re­tour­ner au tra­vail le len­de­main. Si seuls les ger­ma­no­phones com­pren­dront les quelques par­ties de texte qui ponc­tuent la pièce, elle res­te­ra ac­ces­sible à toutes et tous grâce à la clar­té de son écriture.

Titre : Wo­che­nende
Au­teur : Wal­ter Ruttmann
Date : 1930
Du­rée : 11’21
Edi­té par le la­bel fran­çais Me­tam­kine en 1994 dans sa col­lec­tion Ci­né­ma pour l’o­reille.
En écoute sur radioartnet.bandcamp.com
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Afri­can Feedback

Afri­can Feed­back est le ré­sul­tat d’une ex­pé­rience ar­tis­tique re­la­tion­nelle qu’A­les­san­dro Bo­set­ti mena en Afrique de l’Ouest. Jouant de la mu­sique de di­vers com­po­si­teurs ex­pé­ri­men­taux et d’avant-garde oc­ci­den­taux à des ha­bi­tants ren­con­trés dans les vil­lages, l’ar­tiste en­re­gistre leurs ré­ponses, leur de­man­dant ce qu’ils en­tendent et com­ment ils se rap­portent à la mu­sique et aux sons. A par­tir de ces voix en­re­gis­trées, il com­pose une œuvre qui est au­tant une ré­flexion sur la ques­tion de la culture comme filtre dans notre per­cep­tion du monde qu’un acte poé­tique dans le­quel la langue dé­ploie sa mu­si­ca­li­té propre.

Titre : Afri­can Feedback
Au­teur : Ales­san­dro Bosetti
Date : 2006
Du­rée : 45’46
Pro­duc­tion : Er­rant Bo­dies Press
En écoute sur radioartnet.bandcamp.com
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C’est du concret !

Mi­chel Chion est au­tant ar­tiste – com­po­si­teur de mu­sique dite concrète et réa­li­sa­teur – qu’en­sei­gnant, cri­tique et théo­ri­cien des arts fil­miques, mu­si­caux et so­nores. Le la­bel Bro­co­li a édi­té deux opus re­grou­pant cer­taines de ses œuvres in­édites : le pre­mier abor­dant la pé­riode 1970–71, et le se­cond, que nous écou­tons ici, pour la pé­riode 1988–91. Au pro­gramme Dix études de mu­sique concrète à l’é­cri­ture ful­gu­rante où les sons pulsent, se bous­culent et ti­tillent l’o­reille ; des Va­ria­tions qui font vo­ler en mul­tiples éclats un thème de valse ; des Crayon­nés fer­ro­viaires comme une ode au ma­gné­to­phone et aux pos­si­bi­li­tés of­fertes par le mi­cro et la bande magnétique.

Titre : Mu­siques Concrètes 1988​—​91
Au­teur : Mi­chel Chion
Date : 4 no­vembre 2016
Du­rée : 60’02
Pro­duc­tion : Brocoli
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Tout crève de vie

Dans la fa­mille de l’OU­RA­PO (Ou­vroir de ra­dio­pho­nie po­ten­tielle), nous pré­sen­tons au­jourd’­hui un tra­vail de Mi­ckaël Mot­tet qui se sou­met à l’exer­cice de trans­for­mer un re­por­tage en pop song ! A par­tir d’un do­cu­men­taire de Chris­tophe Rault, PLU de jar­dins (arteradio.com), il re­monte des ex­traits en re­pre­nant le for­mat de la chan­son : in­tro, cou­plet, re­frain, cou­plet, etc.

Titre : Tout crève de vie
Au­teur : Mi­ckaël Mot­tet / OURAPO
Date : 13 mai 2008
Du­rée : 2’03
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Si­lence s’il vous plaît !

Un es­sai so­nore de Chris­tophe Rault sur la pro­blé­ma­tique de la pol­lu­tion so­nore. “Au­jourd’­hui, l’o­reille est sou­mise à plus de sons que ja­mais au­pa­ra­vant dans l’­his­toire. Le monde est en train de s’as­sour­dir par l’in­ten­si­té et la pau­vre­té du bruit que nous to­lé­rons et en­cou­ra­geons. Il est im­pé­ra­tif de prê­ter at­ten­tion à toute ten­ta­tive vi­sant à ré­ta­blir l’é­qui­libre dans l’en­vi­ron­ne­ment acoustique.”

N.B. : l’ac­cès à ce son né­ces­site la pré­sence d’A­dobe Flash Player sur votre ap­pa­reil (sys­tème IOS non équi­pé par défaut).

Titre : Le si­lence est frais
Au­teur : Chris­tophe Rault
Date : Dé­cembre 2005
Du­rée : 3’49
Pro­duc­tion : Si­lence Ra­dio+