La voix se noie

La voix d’une femme ré­pète in­las­sa­ble­ment « Me­di­ter­ra­neo ». D’a­bord claire, elle se fa­tigue im­per­cep­ti­ble­ment dans cette ité­ra­tion sans fin. Elle prend l’eau, fi­nit par se noyer. Cette pièce de l’ar­tiste Anna Rai­mon­do en hom­mage à la mer ber­ceau de la ci­vi­li­sa­tion oc­ci­den­tale qui a fa­çon­né bien des cultures est aus­si, bien en­ten­du, une mé­ta­phore du drame contem­po­rain de la Mé­di­ter­ra­née, des corps qui, par mil­liers, s’y noient continuellement.

Titre : Me­di­ter­ra­neo
Au­trice : Anna Rai­mon­do
Date : 2014
Du­rée : 5′52″
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La colle a de l’âge

Anne Le Tro­ter tra­vaille la langue comme une ma­tière mal­léable. Elle en­re­gistre des pa­roles de la vie quo­ti­dienne qu’elle dé­forme jus­qu’à l’abs­trac­tion. Dans Colle/Collage elle dis­sèque le mot “col­lage” pour en écla­ter le sens et fa­çon­ner – par ré­duc­tion, ex­ten­sion ou dé­pla­ce­ment des syl­labes – une ma­tière so­nore poétique.

Titre : Colle/Collage
Au­trice : Anne Le Tro­ter
Date : 2011
Du­rée : 5’30’’
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La voix
li­bé­rée

La voix li­bé­rée est le titre d’une ex­po­si­tion au­tour de la poé­sie so­nore conçue par Eric Man­gion (di­rec­teur du Centre d’art de la Vil­la Ar­son) et Pa­tri­zio Pe­ter­li­ni (di­rec­teur de la Fon­da­zione Bo­not­to) qui s’est te­nue au Pa­lais de To­kyo à Pa­ris ce prin­temps 2019. Plus de cinq heures d’é­coute qui nous plongent dans le tra­vail de 75 ar­tistes, d’­hier et d’au­jourd’­hui, qui voient dans l’é­cri­ture par les mots et les sons un exer­cice d’une grande li­berté. Vi­zir Ra­dio a ras­sem­blé ces œuvres (+ une table ronde) dans une play­list mise en ligne.

Titre : La voix li­bé­rée
Auteurs.trices : Divers.es
Date : Di­verses
Du­rée : NC
Pro­duc­tion : Di­vers
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Ré­siste !

Poe­mOn­Trial est un al­bum paru en 2018 en sou­tien à la poé­tesse pa­les­ti­nienne Da­reen Ta­tour alors condam­née par Is­raël à cinq mois de pri­son pour in­ci­ta­tion à la vio­lence après avoir dif­fu­sé sur You­tube une vi­déo avec son poème Ré­siste, mon peuple, résiste-leur dans le­quel elle aborde les crimes de l’oc­cu­pa­tion et les mar­tyrs pa­les­ti­niens. 28 ar­tistes re­prennent ce poème dans des contri­bu­tions ex­pé­ri­men­tant di­verses ap­proches sonores.

Titre : Poe­mOn­Trial
Au­trice : Da­reen Ta­tour (poème) + di­vers (mu­siques et in­ter­pré­ta­tions)
Date : 11 no­vembre 2018
Du­rée : 119’35’’
Pro­duc­tion : Da­reen Ta­tour
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Le rêve d’un pri­son­nier politique

Red Bird: A Po­li­ti­cal Prisoner’s de Tre­vor Wi­shart a été com­po­sé entre 1973 et 1977, uti­li­sant les res­sources du stu­dio de l’u­ni­ver­si­té de York. Le com­po­si­teur an­glais y dé­ve­loppe ses re­cherches sur l’in­ter­po­la­tion, par des moyens tech­no­lo­giques, entre la voix hu­maine et les sons na­tu­rels dont le ré­sul­tat n’est pas sans rap­pe­ler une cer­taine poé­sie so­nore. Tre­vor Wi­shart est ac­tif de­puis le dé­but des an­nées 1970 dans le do­maine de la mu­sique élec­troa­cous­tique (d’a­bord avec la ma­ni­pu­la­tion de bandes, plus tard à l’aide d’ou­tils in­for­ma­tiques) et de l’é­cri­ture pour pièces de théâtre musical.

Titre : Red Bird: A Po­li­ti­cal Pri­so­ner’s Dream
Au­teur : Tre­vor Wishart
Date : 1977
Du­rée : 63’10’’
Pro­duc­tion : Sub Rosa
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Etant don­nés

Com­po­sé d’Éric et Marc Hur­ta­do, Etant Don­nés est un groupe à part qui dé­borde lar­ge­ment le champ de la mu­sique in­dus­trielle aux­quel on le rat­tache trop fa­ci­le­ment pour s’inscrire dans une sin­gu­la­ri­té ar­tis­tique sans équi­valent. Les deux frères créent, de­puis le dé­but des an­nées 80, une œuvre poé­tique so­nore ra­di­cale qui tire sa grande force de la na­ture à la­quelle ils em­pruntent la plu­part de leurs sons (quatre élé­ments) et à cette prose er­ra­tique que portent leurs voix su­sur­rées. Ma­tin, titre issu de Royaume / Ai­mant + Ai­mant –, ré­édi­tion par le la­bel Pe­nul­ti­mate Press de deux al­bums, pa­rus res­pec­ti­ve­ment chez Touch en 1991 et Dan­ce­te­ria en 1992, est un exemple de cet art.

Titre : Ma­tin
Au­teur : Etant don­nés
Date : 2016
Du­rée : 3’46’’
Pro­duc­tion : Pe­nul­ti­mate Press
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Fatigue-moi

Une pièce so­nore d’Anne-Lise Le Gac réa­li­sée à par­tir d’une ému­la­tion de voix fé­mi­nine de Google Trans­late à qui l’ar­tiste fait énon­cer di­verses in­jonc­tions. Un clin d’œil iro­nique à ces voix stan­dar­di­sées om­ni­pré­sentes “dans” nos ap­pa­reils élec­tro­niques qui, plus que de nous “as­sis­ter” dans notre vie quo­ti­dienne, nous im­posent leur vo­lon­té, condi­tionnent nos pra­tiques, in­fluencent nos actes. Cette créa­tion a été dif­fu­sée dans le cadre de di­verses ex­po­si­tions dans des centres d’art dont Le Ma­ga­sin à Gre­noble, la Vil­la Ar­son à Nice… et est dis­po­nible à l’é­coute sur DUUU Radio.

Titre : Fatigue-moi
Au­trice : Anne-Lise Le Gac
Date : 2014
Du­rée : 5’43
Dif­fu­sion : DUUU Radio
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Beau comme un son
ré­trac­tile

Beau comme… la ré­trac­ti­li­té des serres des oi­seaux ra­paces ; ou en­core, comme l’incertitude des mou­ve­ments mus­cu­laires dans les plaies des par­ties molles de la ré­gion cer­vi­cale pos­té­rieure ; et sur­tout, comme la ren­contre for­tuite sur une table de dis­sec­tion d’une ma­chine à coudre et d’un pa­ra­pluie ! Pro­ba­ble­ment aurez-vous re­con­nu dans ces vers le sixième des Chants de Mal­do­ror, poème fé­roce et sur­réa­liste écrit par le comte de Lau­tréa­mont en 1869, avec le­quel le com­po­si­teur An­ton Mo­bin entre en dia­logue à tra­vers son art des sons. Une pro­duc­tion d’Arte Radio.

Titre : Beau comme
Au­teur : An­ton Mobin
Date : 11 oc­tobre 2010
Du­rée : 4′09″
Pro­duc­tion : Arte Radio
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7 poèmes et quelques acouphènes

De­puis le dé­but des an­nées 1980, Hsia Yu, fi­gure ma­jeure de la lit­té­ra­ture taï­wa­naise contem­po­raine, ex­pé­ri­mente une poé­sie dans la­quelle elle mé­lange les langues, leurs so­no­ri­tés et leurs gram­maires, et ar­rache constam­ment les mots à leurs si­gni­fi­ca­tions pré­éta­blies pour en ré­vé­ler de nou­velles po­ten­tia­li­tés. Sa ren­contre avec Yan Jun, mu­si­cien et poète basé à Bei­jing, a don­né lieu, en 2016, à l’al­bum 7 Poems and Some Tin­ni­tus. Hsia Yu y dé­pose sa voix, dé­ta­chée de tout ef­fet et de tout af­fect, sur un en­vi­ron­ne­ment so­nore âpre et ten­du pro­duit par son aco­lyte à par­tir d’objets et d’enregistrements de ter­rain ef­fec­tués dans di­verses villes de Chine et d’Europe. Si le sens de cette poé­sie échap­pe­ra à celles et ceux d’entre nous qui ne maî­trisent pas le man­da­rin, il nous res­te­ra mal­gré tout – et ce n’est pas peu – le plai­sir de la so­no­ri­té et du mys­tère d’une langue.

Titre : 7 Poems and Some Tinnitus
Au­teurs : Hsia Yu, Yan Jun
Date : 14 mars 2016
Du­rée : 44’38’’
Pro­duc­tion : Sub Jam
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Fal­lait pas appeler !

L’é­quipe de SilenceRadio.org a fixé un rendez-vous té­lé­pho­nique à Charles Pen­ne­quin pour en­re­gis­trer une pas­tille so­nore. Mal­heu­reu­se­ment, il ne dé­croche pas. Le ré­pon­deur s’enclenche…
Chez Charles Pen­ne­quin la poé­sie n’est dé­fi­ni­ti­ve­ment pas une af­faire de jo­lis mots, de bons mots, mais bien celle d’une dé­cons­truc­tion du lan­gage pour, au-delà du sens, cher­cher la vi­bra­tion poé­tique dans la tri­via­li­té de la langue.

N.B. : l’accès à ce son né­ces­site la pré­sence d’Adobe Flash Player sur votre ap­pa­reil (sys­tème IOS non équi­pé par défaut).

Titre : Je suis pas là
Au­teur : Charles Pen­ne­quin
Date : Sep­tembre 2006
Du­rée : 5′37″
Pro­duc­tion : Si­lence Radio
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Ro­man Anglais

Un Ro­man An­glais à écou­ter. Un al­bum, né de la ren­contre entre Fé­li­cia At­kin­son et Syl­vain Chau­veau, qui ex­plore les zones d’ombre de l’âme comme celles de la mu­sique. Quatre longues bal­lades dans les­quelles Fé­li­cia At­kin­son su­surre du bout des lèvres, un peu comme à notre oreille, tan­tôt en an­glais tan­tôt en fran­çais, une poé­sie mé­lan­co­lique qu’ac­com­pagne de sa gui­tare élec­trique Syl­vain Chau­veau dans des vo­lutes va­po­reuses et bour­don­nantes. Spleen et Ideal avez-vous dit ?

 

 

Titre : Ro­man An­glaisAu­teurs : Fé­li­cia At­kin­son, Syl­vain Chauveau
Date : 4 avril 2008
Du­rée : 40′09″
Pro­duc­tion : O Rosa Records
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Ultra-poésie

Plus connu comme plas­ti­cien pour ses des­sous d’af­fiches la­cé­rées, Fran­çois Du­frêne fut aus­si, dans les an­nées 50, le fon­da­teur de l’ul­tra­let­trisme, soit une forme de “let­trisme so­nore” qui ex­plore les pos­si­bi­li­tés vo­cales (cris, bruits de gorge et de langue, pho­nèmes, etc.) dans le but de gé­né­rer une poé­sie so­nore pu­re­ment pho­né­tique et spon­ta­née qui de­vien­dra en­suite le ter­rain d’exploration des Ber­nard Heid­sieck, Hen­ri Cho­pin et consorts. Kö­chel que j’aime est une œuvre qui date de 1969.


Titre : Kö­chel que j’aimeAu­teur : Fran­çois Dufrêne
Date : 1969
Du­rée : 9′36″
En écoute sur UbuWeb
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Poé­sie synthétique

Qu’advient-il du ca­rac­tère ar­tis­tique d’un poème lors­qu’il est in­ter­pré­té par des ma­chines ? C’est la ques­tion en creux dans cette ver­sion très par­ti­cu­lière de l’Ur­so­nate de Kurt Schwit­ters, poème da­daïste des an­nées 20–30, par An­dré Cor­mier et l’En­semble Or­di­na­ture. À l’ins­tar du poète al­le­mand en son temps et à sa ma­nière, l’artiste ca­na­dien, 80 ans plus tard, re­met en crise la no­tion même de poésie.

1. Ron­do al­le­gro largo

2. Scher­zo

3. Pre­to Finale
Titre : Ur­so­nateAu­teur : Kurt Schwit­ters
In­ter­pré­ta­tion : En­semble Or­di­na­ture, dir. An­dré Cormier
Date : 1922–1932 (œuvre ori­gi­nale) / 2004 (pré­sente création)
Du­rée : 18′50″”
En écoute sur UbuWeb
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Hong-Kong star

Carte pos­tale ra­dio­pho­nique de Hong-Kong par Jé­rôme GameHK Live ! dresse un por­trait vir­tuel de la ville-État et voyage dans sa ma­tière so­nore, réelle comme fan­tas­mée. L’auteur-narrateur cir­cule sans fron­tières entre l’u­ni­vers du ci­né­ma asia­tique et ce­lui, pro­saïque, de Hong-Kong au­jourd’­hui. Un poème so­nore dans le­quel les bruits, les voix et les hu­meurs de la ville et des films se donnent la réplique.

Titre : HK Live !
Au­teur : Jé­rôme Game
Date : 14 août 2012
Du­rée : 59′
Pro­duc­tion : France Culture/Institut Français/Missions Stendhal
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Tes­ti­mo­ny, ou l’art d’une poé­sie objective

Quant la poé­sie em­prunte au réel sa vé­ri­té comme sa cruau­té, quand elle prend de la bouche des cou­pables comme des vic­times, des morts comme des vi­vants, les pa­roles qu’elle fait siennes, c’est que l’ob­jec­ti­visme poé­tique de Charles Rez­ni­koff n’est pas loin. Tes­ti­mo­ny, vaste cycle de poèmes de cet au­teur amé­ri­cain du siècle der­nier, est très lit­té­ra­le­ment construit sur des té­moi­gnages de pro­cès d’assises aux Etats-Unis. En 2011, Hen­ri Jules Ju­lien (di­rec­tion ar­tis­tique) et So­phie Agnel (pia­no) – avec la com­pli­ci­té de la voix du co­mé­dien Vic­tor Po­no­ma­rev – tra­versent cette œuvre dans un geste ar­tis­tique qui lui colle au plus près pour en rendre toute l’â­pre­té et la vio­lence. Le ré­sul­tat est au­tant suf­fo­cant que d’une tra­gique beauté.

Titre : Tes­ti­mo­ny
Au­teurs : Hen­ri Jules Ju­lien, So­phie Agnel
Date : 25 mai 2011
Du­rée : 59’00
Pro­duc­tion : Ate­lier de Créa­tion Ra­dio­pho­nique / France Culture
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Burn out

Burn out (Tom­beau de moi​—​même) est une pièce de poé­sie ra­dio­pho­nique de Da­vid San­son et Rai­nier Le­ri­co­lais dif­fu­sée le 1er avril 2016 à la Fon­da­tion Louis Vuit­ton (Pa­ris) dans le cadre du pro­jet RADIO conçu par Anne-James Cha­ton. La contrainte qui pré­si­dait à l’é­cri­ture de cette pièce était d’y in­té­grer une ex­pres­sion de langue étran­gère en­trée dans le lan­gage cou­rant – en l’occurrence : burn out.

Titre : Burn out (Tom­beau de moi​—​même)
Au­teur : Da­vid San­son, Rai­nier Lericolais
Date : 1er avril 2016
Du­rée : 20’20
Pro­duc­tion : Fon­da­tion Louis Vuitton
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Une Odys­sée

Une Odys­sée est une ins­tal­la­tion vi­déo de Ma­lik Ne­j­mi ac­com­pa­gnée par la mu­sique de Laurent Du­rupt au pia­no pré­pa­ré et un texte écrit et lu par Tou­da Boua­na­ni. Cette œuvre fonc­tionne sur le res­sort fic­tion­nel de la pré­sence d’un étran­ger à bord d’un ba­teau. La ques­tion du De­troit, de la fron­tière, de la dis­pa­ri­tion, du rêve, de la brû­lure, de la mort, du sou­ve­nir de la terre na­tale, sont les al­lé­go­ries d’un poème in­tem­po­rel et sub­ver­sif. L’espace so­nore pro­po­sé par Laurent Du­rupt semble of­frir la pers­pec­tive d’une nar­ra­ti­vi­té des es­paces de mo­bi­li­té, des dis­tances, à la croi­sée de la per­for­mance, du souffle, de la transe. En­ivrant et d’une grande beauté.

Le texte est en da­ri­ja (arabe dia­lec­tal). Une tra­duc­tion fran­çaise est ac­ces­sible ici.

Titre : Une Odys­sée
Au­teur : Laurent Du­rupt
Date : 2015
Du­rée : 16’19
Pro­duc­tion : Ma­lik Ne­j­mi / Ré­si­dence Tara Méditerranée
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Au centre était Vaduz

Dans Va­duz, Ber­nard Heid­sieck – un des pion­niers de la poé­sie so­nore – éta­blit la ca­pi­tale du Lich­ten­stein comme centre du monde pour, à par­tir d’elle et en cercles concen­triques, re­cen­ser les peuples de la pla­nète “qui l’en­tourent” ! Un pro­ces­sus poé­tique ver­ti­gi­neux qui re­lie toutes les com­mu­nau­tés hu­maines entre-elles et pose ain­si la ques­tion de l’altérité comme ex­pé­rience consti­tu­tive de notre rap­port à l’autre.


Titre : Va­duz
Au­teur : Ber­nard Heidsieck
Date : 1974
Du­rée : 11’57
En écoute sur UbuWeb
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E = Q‑02

Q‑02 est la­bo­ra­toire de mu­sique ex­pé­ri­men­tale et d’arts so­nores à Bruxelles. Il or­ga­nise no­tam­ment des ré­si­dences ar­tis­tiques. Ce son (sans titre) est tiré du tra­vail que Me­ryem Bay­ram y mena en 2017.

Titre : Sans titre
Au­trice : Me­ryem Bayram
Date : 2017
Du­rée : 2’48
Pro­duc­tion : Q‑02
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Le Pe­tit Bidon

La pa­role est comme une pâte à mas­ti­quer pour Chris­tophe Tar­kos et sa poé­sie comme la ré­gur­gi­ta­tion de l’ab­sur­di­té du monde. Dans la bouche du poète, les mots pèsent, collent, s’a­gitent, se bous­culent, sont ex­pres­sifs… C’est une langue tri­viale et in­sou­mise. C’est une langue au tra­vail. A dé­cou­vrir dans Ex­pres­sif, le pe­tit bi­don, une col­lec­tion de 16 poèmes ras­sem­blés par les édi­tions cac­tus sur un CD qui, épui­sé, est au­jourd’­hui dis­po­nible en té­lé­char­ge­ment libre.

Titre : Ex­pres­sif, le pe­tit bidon 
Au­teur : Chris­tophe Tarkos
Date : 2001
Du­rée : 73′51″
Pro­duc­tion : Édi­tions Cactus
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